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  • Photo du rédacteurEditions d'art FMA

Quelques mots de l'auteur à propos de sa première collaboration avec l'artiste

Dernière mise à jour : 17 juin

de Michaël Glück à Montpellier le 10 juin 2024

J’aime chez Bernard Alligand

ce goût alchimique

de la matière

première comme un

abécédaire

qui compose les phrases visibles

je danse dans ses couleurs

matière pensante

matière dansante

matière éruptive

jets de lumière

l’étrange tension entre

immobilité et fulgurance

le sentiment qu’une

longue correspondance

a commencé


Michaël Glück à propos de Pénélope. La main narrative

« Je suis né à Paris d’une mère née en Tchécoslovaquie et d’un père dont les parents arrivaient de Pologne. Suis enfant, donc, de ces humains passés d’est en ouest sur les grands axes des migrations en Europe. Mon lexique est l’exil, avec bruissements de langues, leurs chants, leurs berceuses. J’ai dans la voix parfois des accents qui me viennent d’ailleurs. Dans l’écriture j’essaie souvent de retrouver cette voix-là. J’écris pour tisser. Toute écriture est tissu, texture. Tissage de liens vers les autres, avec les autres. Traversées, traductions. Écrire c’est accomplir le travail de la navette Pénélope, du navire Ulysse.

Et je n’oublie pas qu’en nombre de langues, écrire et peindre sont un seul et même mot »

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