• Editions d'art FMA

Torero blessé de Robert Marteau et Bernard Alligand

Dernière mise à jour : 13 févr.

Genèse du livre d'artiste.

Bernard Alligand a rencontré Robert Marteau en 2008, écrivain, poète et chroniqueur reconnu dans le monde de la tauromachie et du rugby notamment. De la nature chaleureuse de Robert Marteau et de leur enthousiasme réciproque pour la tauromachie est né l’envie de travailler sur ce thème. Une chronique venait d’être écrite par Robert Marteau qu’il proposa à Françoise et Bernard Alligand en avril 2009. Mais l’idée était de réaliser un livre d’artiste à partir d’un poème en vers, court, pour initier une collection de petit format à un prix raisonnable. En mai-juin 2010, nous reçûmes le poème de Robert Marteau, titré « TOROS » qui depuis les Pyrénées assistait aux nombreuses ferias de la région. Ce poème est inspiré d’une cornada reçu par le torero José Tomas le 25 avril 2010 à Aguascalientes au Mexique. Nous commençâmes la conception du livre et rapidement Robert Marteau nous changeât le titre en « Torero blessé ».


Depuis la création des éditions d’art FMA, Françoise Alligand collabore avec l’atelier du livre d’art de l’imprimerie nationale dont elle a mesuré la renommée et la qualité du travail recherché. Une relation de confiance et amicale permet d’aborder chaque projet avec enthousiasme et créativité.


Conception du livre


Mise en page, nature et grammage du papier, pliage ont été choisis pour accueillir les jeux de matières en pleins et en creux de l’artiste.


Le titre


Le titre devait refléter le récit dramatique, le renversement de la situation, d’où le mot « blessé » à l’envers. Un cliché puis une fonte en plomb a été fabriquée pour le titre.


Choix du caractère


Après avoir hésité parmi le choix des caractères exclusifs de l’atelier du livre d’art de l’imprimerie nationale, sur le Grandjean dit « Romain du Roi », j’ai choisi le caractère Didot dit « Romain de l’Empereur », issu du Grandjean. A la demande de Napoléon 1er en 1809, le trait fut simplifié et les verticales furent rigoureusement parallèles. Mais ce n’est pas pour cela qu’il a été choisi. Firmin Didot a adopté le système métrique pour le calcul du point de ce caractère, celui-ci fut baptisé « millimétrique ». La mesure vient symboliquement illustrer l’adresse du torero, la justesse du geste, à un millimètre près…

L’illustration


L’artiste a généreusement illustré de compositions originales le poème réparti sur 3 simples pages. En voici l’essentiel des techniques :

- Couverture : estampage dans le blanc du papier. Rehaut à l’encre rouge

- Page titre : estampage dans le blanc du papier


- 1ère double : estampage dans le blanc du papier (cornes du taureau, le cahier une fois déplié montre la tête du taureau qui charge), papier peint à l’encre rouge, dessins, rehauts de dorure à la feuille d’or et de sable blond.

- 2ème double : estampage dans le blanc du papier. Illustration du taureau sur papier japon, encré rouge.

- 3ème double : estampage dans le blanc du papier. Illustration du taureau et torero sur papier encré rouge et calque, rehaut de sable blond.

- dernière page avant colophon : estampage dans le blanc du papier.


Edition originale tirée à 45 exemplaires et d’un HC sur les presses typographiques de l’atelier du livre d’art de l’imprimerie nationale.

Chaque exemplaire est signé de l’auteur et de l’artiste.

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